Dessine-moi un bonheur


Je me croyais au Sahara, je n'avais plus rien à boire et juste devant mes yeux j’ai vu une immense bâtisse nommée «Cercle des Analphartistes», de toutes les couleurs, comme un Grand Arc en Ciel!
Cela m'a paru tellement irréel, que je croyais que c'était ma dernière heure.
Mais en ouvrant la porte je n'ai vu que du Bonheur!
Il y avait beaucoup d'artistes de divers horizons.
Tous et toutes différents, mais avec la joie et le bonheur!


Dans un angle j'ai aperçu Bernard Almin, un peintre poétique, dans l’art duquel on sent la musique, la vie de tous les jours. A travers ses œuvres j'ai découvert son personnage à la fois très réel et à la fois très mystique.


Et soudain j'ai vu Jacques qui roulait vers moi avec les mains pleines de peinture rouge en disant «Stanislas, ça me détend» et en me souriant.


En passant à côté des œuvres de Nicole Lerdoux, j'ai senti un nuage d’émotion très fort et très personnel avec des papiers déchirés, imprimés, chiffonnés au gré de son inspiration.


J'ai aperçu sur une pierre mon ami Jean Pierre Pignard.

Comme j'ai très souvent la tête ailleurs, je me suis retrouvé à l'intérieur de ses toiles, mais je vous jure que c’était très agréable. J'ai senti la matière vibrer, la profondeur des ombres et j'ai été éclaboussé par les couleurs.


Océane avec sa main levée vers le ciel, en créant son chef d'œuvre dit «ah! C'est la libération» et moi je me suis envolé comme un papillon et me suis posé sur un Arc en Ciel!


Cela dura un moment. Quand j’ai remis mon pied sur terre, je me suis retrouvé juste devant un miroir, et de l'autre côte de ce miroir siégeait une basse-cour, de Claude Dassonvalle, avec une famille porte-plume très bavarde, qui se racontait des histoires.


Il avait une enquête de interpoule avec son service œufs frais. Quelle histoire!

J'ai rigolé devant ce coup de crayon avec ce message très fortement drôle.


En poursuivant ma ballade je suis entré dans le monde fabuleux des estampes en sérigraphie de Garett Piercen. Elles portent un message philosophique, une liberté d'expression sans contrainte, un labyrinthe de sa vie.


Tout prêt, des formes féminines apparaissent. Quelques traits, de grands aplats colorés chauds et intenses, noir mystère, rouge passion, rose désir… les "Féminité – Sensualité" de Patrice Grente offrent un regard sur les femmes emprunt de douceur et de tendresse.


Soudain, j'ai entendu une chanson «Il neige, il neige sur Liège» qui venait de la caverne d’Ali Baba, je me suis approché tout doucement et je les ai pris tous en flagrant delit. Ils étaient 7 à chanter et rigoler avec éclat , Alain Meert, Liliane Labuchère, Luc Eyen, Michel Petiniot, Pascal Tassini, Patrick Hanocq et Samuel Cariaux.


« Nous venions de Liège, on a pris un magnifique pont en forme d’arc en ciel entouré de milliers d’oiseaux et papillons qui nous ont guidés jusqu' ici. »


Je restai perplexe devant cette immense joie de créer et la mine de talent qui rayonnait de leurs œuvres.
Alors devant moi j'ai vu le couloir de la naissance, les formes en mouvement, silhouettes humaines, rouges où vie et sang s'expriment,noires terres fertiles, grises du labeur et de la cendre, bleues de la nuit et du jour, matières parlant du cellulaire, fossiles et traces de vie. fabuleux monde de R'tcheva .


Puis j’ai senti dans ma main celle de Chriselda qui m’a dit: « Stanislas, je m'éclate, ça me défoule. C'est que du bonheur, c'est la meilleure façon pour que la colère s'en aille..» Et ensemble on a vu la colère qui a fait 3 tours autour de nous et elle s’est envolée très loin.


Je me suis entouré de Mélanie, Tanguy, Arthur, Sébastien, Florent, Paul, Vanessa, Fanny, Anthony, Jéremy, Vanessa, Arnold, Arthur et Thomas, jeunes artistes de Mortain, tous avec un sourire ensoleillé et une créativité débordante.


J'ai été aspiré par le monde Aurore Dube, un univers où les techniques picturales et graphiques n'ont pas droit de cité, comme un jeu. Puis comme un enjeu.


Je suis entré dans la forêt de Philippe Dansette dans laquelle ses sculptures m’ont appelé « Stanislas, Stanislas, Stanislas..... ». Cet univers surréaliste était comparable à celui de Marc Chagall , fort et spectaculaire.


Je rencontrai Rémy Pezeril, perfectionniste et copiste extraordinaire des oeuvres de Picasso et Jean Cocteau, qui entrama avec moi une discussion sur l'art qui dura, des heures et des heures... sans parole. Un dialogue très poétique. Vous ne trouvez pas cela extraordinaire ?!!! Pour moi ces heures de discussion ne furent que du bonheur!


Je me suis arrêté à coté d'Élodie qui m’a dit « j'aime bien la peinture, ça me fait plaisir, ça me détend ça me fait du bien » . J'ai vu des rayons de soleil dans ses mains, c'était magnifique.


Tout à coup je me suis retrouvé dans une clairière et là j'ai vu Natalia qui dansait entourée de ses petits bonhommes. Un spectacle onirique façon Hans Christian Andersen avec ses minuscules elfes.

Ces elfes m'ont pris par la main et m'ont emmené vers Nathalie , Patricia , Catherine et Christelle où j'ai passé des heures de liberté en toute créativité, c’était le chemin de la gaîté, sérénité où les rires, le bonheur et la joie sont les Rois.


La frontière qui sépare l’art et la vie était ici, dans le «Cercle des Analphartistes», totalement indeterminable.

A l’intérieur de ce cercle on oubliait l'injustice, l’inégalité, la discrimination, l’abandon, la violence, les coups qui font mal, les paroles qui nous blessent et on sourit, on était heureux avec la joie dans nos cœurs, on vivait dans le bonheur.


Cette ballade interminable m’a permis de découvrir la complexité et la beauté de la vie de chaque artiste.
Nous vivons dans une société qui a oublié le vrai bonheur.


On cherche le bonheur partout en voyageant toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut mais le vrai il est là, parmi nous.


Comme l'a écrit Antoine de Saint-Exupéry dans «Le Petit Prince»


«On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux.»


Nous sommes aveugles, nous n'avons pas assez de cœur.

Nous sommes handicapés de notre cœur.


Je vous invite tous à venir l'affranchir cette porte ,voir et vivre ce bonheur qui je porte dans mon cœur ,un bonheur hors normes où nous sommes tous différents, mais cela est notre richesse, notre particularité, notre originalité, nous sommes uniques!


Artistiquement,